Micro-maraîchage diversifié en éco-culture nordique

Qu'est-ce que l'éco-culture?

 

On peut définir l’éco-culture comme « une application de la permaculture au secteur agricole ». (Hervé-Gruyer, 2019) L’éco-culture utilise des méthodes « de design de la permaculture pour concevoir des agro-écosystèmes d’une haute productivité fonctionnant avec un minimum d’intrants et d’énergies fossiles ». (Hervé-Gruyer, 2019) Il s’agit donc d’un type d’agriculture intensive, en régie biologique, sans intrants chimiques et pesticides de synthèse. Il faut savoir que la permaculture est un concept de design s’inspirant de la complexité des écosystèmes afin de construire des lieux de vie, de travail et de culture.

 

À la ferme, nous tentons de pratiquer une agriculture respectueuse de l'environnement et ayant l'impact le plus positif possible sur les écosystèmes. Nous limitons l'utilisation de combustibles fossiles par la pratique d'une agriculture sur petite surface, dont les opérations principales sont faites à la main.

 

Pourquoi pas biologique?

 

Parce que le terme biologique est une terme valorisant protégé.


 

Nous pratiquons une agriculture selon les méthodes biologiques et nous adhérons à l’ensemble des principes promus par l’agriculture biologique tel que défini par le Gouvernement du Canada.

« L’agriculture biologique est basée sur les principes généraux suivants:

 

  • Le principe de santé : L’agriculture biologique devrait soutenir et améliorer la santé des sols, des plantes, des animaux, des [humains] et de la planète, comme étant une et indivisible.

  • Le principe d’écologie : L’agriculture biologique devrait être basée sur les cycles et les systèmes écologiques vivants, s’accorder avec eux, les imiter et les aider à se maintenir.

  • Le principe de précaution : L’agriculture biologique devrait être conduite de manière prudente et responsable afin de protéger la santé et le bien-être des générations actuelles et futures ainsi que l’environnement.

  • Le principe d’équité : L’agriculture biologique devrait se construire sur des relations qui assurent l’équité par rapport à l’environnement commun et aux opportunités de la vie. »

 

Bien que nous croyons que l’agriculture devrait d’emblée répondre de ces principes, nous ne pouvons utiliser ce terme puisqu'il s'agit d'un terme valorisant protégé. Pour ce faire, les producteur/trices doivent adhérer à un cahier des charges afin de démontrer que ces dernier/ère-s utilisent des méthodes à impact positif et payer une certification onéreuse. Nous croyons que c’est plutôt l’agriculture conventionnelle industrielle qui devrait avoir à se défendre de ses méthodes, notamment par l’obtention d’un droit de polluer payant. D’autant, nous croyons que la certification biologique est galvaudée puisque de nombreuses entreprises agricoles internationales industrielles sont certifiées biologiques tout en ne répondant pas au cahier des charges canadien.